Clairac, un bourg de bord de Lot qui a huit fois pris l’eau
Clairac est la commune la plus proche de notre atelier parmi celles que nous couvrons : 9 km, soit 12 min de route. Environ 2 600 habitants, un bourg serré posé sur la rive du Lot, entre Aiguillon et Villeneuve. Le bourg est à 54 m d'altitude quand les coteaux de la commune montent à 185. Cet écart de plus de cent mètres explique à peu près tout ce qu'on rencontre ici sur les murs.
Le chiffre qui compte pour notre métier n'est pas touristique. Depuis 1982, Clairac a été reconnue en état de catastrophe naturelle pour inondations et coulées de boue à huit reprises : 1982, 1983, 1991, 1999, 2003, 2006, 2009 et 2021. Un mur qui a pris l'eau, même une seule fois, garde la mémoire de l'épisode pendant des années. Le sel remonte avec l'humidité, cristallise sous la peinture et la décolle par plaques. C'est le motif d'appel numéro un qu'on attend dans ce secteur, et il ne se règle pas en repassant une couche.
L'autre particularité est administrative. Huit édifices sont protégés au titre des monuments historiques pour 2 600 habitants, ce qui est considérable. L'abbaye, l'église Saint-Pierre-ès-Liens, la Maison des Dames de la Foy et la fontaine Font'Grand sont inscrites depuis 1996, la maison à pans de bois du 2 rue Broustet depuis 2012, le monument aux morts depuis 2014, et le temple réformé depuis le 15 mars 2021. Dans le parc du château de Roche, c'est la fontaine qui est classée, par arrêté du 20 janvier 2012. Chacun génère un périmètre d'abords de 500 m, et dans un bourg de cette taille cela veut dire que presque toute façade du centre passe par l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France.
Ce temple réformé n'est pas un détail local. Clairac a été une place forte protestante, assez pour que Louis XIII vienne l'assiéger en personne du 23 juillet au 4 août 1621, douze jours durant. La ville en a gardé une devise, « Ville sans Roy, soldat sans peur ». Le bâtiment protégé aujourd'hui date du premier quart du XIXe siècle et a été reconstruit au début des années 1850.
Côté bâti, on a donc du pan de bois, de la pierre, des enduits à la chaux et des maisons de bourg mitoyennes, le tout dans une plaine humide. Nous intervenons ici sur l'ensemble de nos métiers, de la peinture courante au béton ciré. Le déplacement et le devis sont gratuits, et nous répondons sous 24 heures les jours ouvrés.