Qu’est-ce qui assure l’étanchéité, alors ?
Un système posé avant lui, sous l'enduit. Sur un sol de douche, c'est un système d'étanchéité liquide, ce que la profession appelle un SEL, ou une chape étanche. En parois verticales, le NF DTU 52.2 admet un système de protection à l'eau sous carrelage, le SPEC, qui rend acceptables des supports sensibles à l'eau. Retenez surtout ceci : un SPEC ne peut en aucun cas tenir lieu d'étanchéité de sol.
Le tadelakt vient par-dessus, en finition. Il apporte ce que le carrelage ne sait pas faire : une surface continue, sans joint, dans laquelle rien ne se loge. Dans une douche à l'italienne, cette absence de joint est l'argument principal, et il est bon. Il ne remplace simplement pas la couche qui protège le mur.
Sur quel support peut-on l’appliquer ?
Un support minéral, c'est la règle : béton, mortier, enduit de chaux. Une plaque hydrofugée peut convenir avec un pont d'adhérence adapté, mais la marge d'erreur se réduit beaucoup. Un support qui bouge ou qui reste humide est à écarter d'emblée, quelle que soit la qualité de l'enduit posé dessus.
Comment l’entretenir sans l’abîmer ?
Au savon noir, ou à défaut au savon de Marseille dilué, jamais avec un produit acide ni un détartrant du commerce. Le tadelakt est un enduit de chaux : un acide le mange, littéralement. Une éponge non abrasive suffit au quotidien, et un passage au savon noir de temps en temps relance l'effet perlant. C'est peu contraignant, mais ce n'est pas négociable.
Comptez aussi sur la ventilation. Une salle d'eau bien ventilée et un tadelakt entretenu vieillissent très bien : la même pièce sans extraction, avec de l'eau qui stagne, fatiguera n'importe quelle finition. Le tadelakt fait partie de notre gamme de stucco décoratif, avec le stuc vénitien et le marmorino, de 80 à 150 €/m² TTC.